Digoin
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Première mention des tanneurs dans les archives
Interdiction du tannage en été
Arrivée du chemin de fer, début du déclin
Fermeture du dernier atelier
La Ruelle des Tanneurs rappelle l'activité qui a fait la prospérité du quartier du XVe au XIXe siècle. Les tanneurs s'installaient le long du ruisseau, dont l'eau courante était indispensable au traitement des peaux.
À son apogée au XVIIIe siècle, on comptait jusqu'à douze ateliers de tannerie dans cette seule ruelle. L'odeur caractéristique du tannage — un mélange d'écorce de chêne, de chaux et de peaux en décomposition — était si forte que les riverains avaient obtenu du prévôt l'interdiction de tanner pendant les mois d'été.
L'arrivée du chemin de fer en 1872 et la concurrence des tanneries industrielles ont progressivement mis fin à cette activité artisanale. Le dernier tanneur, Émile Grosjean, a fermé boutique en 1923.
Sources
Archives municipales, série HH — Corps de métiers
Société d'Histoire Locale, bulletin n°47, 2008
Les pierres des façades de la ruelle portent encore les traces des crochets qui servaient à suspendre les peaux pour le séchage. Le n°7 conserve même l'ancienne fosse à tanner dans sa cave, visible lors des Journées du Patrimoine.

Initiative municipale
Digoin
Cette fiche s'inscrit dans une démarche de valorisation du patrimoine et de l'histoire des rues de la commune, pour la rendre accessible à tous.

Julien Gagliardi
Adjoint en charge du Patrimoine
« Savoir d'où l'on vient aide à savoir on l'on va. C'est la devise des Digoinais. »